UN VER DE TERRE ÇA BRASSE DE LA M….!
Mais surtout de la terre, en plus des matières organiques riches en nutriments qu’il a consommées et digérées. La richesse des déjections comparées au sol a été traitée. Voir les archives (www.lesversetlaterre.bio).
Une partie des déjections peut être déposée en surface (alors appelées turricules (petites tours)
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(Photo 1 Alföldi FIBL, Photos 2 et 3 auteur inconnu), et une partie dans le sol, selon les espèces ou les conditions rencontrées dans le sol.
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Ce brassage, appelé bioturbation, laisse des pores dans le sol et des agrégats de sols relativement stables. En milieu tempéré, avec une bonne population de vers ça peut atteindre 100, 200, même 300 tonnes/hectare par année. 4 à 10 % du sol passent par les vers chaque année (Shipitalo &Le Bayon 2004.; James 1991) En sol fortement perturbé par le travail on n’atteint jamais ces niveaux. En milieu tropical humide ou dans la vallée du Nil les mesures ont dépassé 2000 t/ha.
On voit que souvent le ver ne sort que la queue pour déposer ses déjections en surface. Regardez vos sols de près, vous en verrez.
Chose certaine ils brassent nos sols mieux que des machines.
Denis La France
Enseignant et expert en agriculture biologique
CETAB+, Cégep de Victoriaville