Les vers et la terre

Un blogue sur les vers de terre, les sols, l’agriculture, la société et la nature…

pour susciter une réflexion qui amènera des gens à agir différemment, et vulgariser des informations qui favoriseront le développement de connaissances.

Les articles

LES VERS ET LA TERRE

C’est le nom du blogue où je rassemble mes publications passées sur les vers de terre.Et diverses réflexions personnelles, articles, présentations sur des sujets connexes, les sols, l’agriculture, la nature et la société.   www.lesversetlaterre.bio : le blogue vient d’être rénové et sera plus convivial. Les pluies d’automne arrivent. Il est donc temps de faire une collecte et de faire identifier les espèces présentes sur la ferme afin de poser un diagnostic sur l’équilibre de votre assemblage d’espèces. Voir un échantillon d’au moins 7-8 espèces dans ma main droite. C’est rare. Plus souvent 3 ou 4 espèces.   Comment échantillonner? Soit vous fouillez sous les annexes, objets, plastiques, bûches, tas de débris. Certaines espèces sortent la nuit, pour les oiseaux...

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LES ESPÈCES DIVERSES DE VERS DE TERRE ONT DES RÔLES DIFFÉRENTS

Si vous regardez le sol (photo 1) de mon jardin (photo 2) après la récolte de pommes de terre, vous notez une excellente structure et en regardant les cavités de vers de dimensions et d’orientations différentes, on peut déduire qu’il y a plusieurs espèces et des spécimens d’âges différents. La densité des vers y est très élevée.     Ce sol sablonneux a été amendé avec du fumier composté en bonne quantité, avec de l’argile bentonite et est recouvert d’engrais vert sur plus de 80% de sa superficie en fin de saison (photos 3, 4).       J’ai effectué des semis il y a encore quelques jours. On peut profiter des beaux automnes post-réchauffement. Jeunes ou plus âgées, ces...

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EFFETS DES FUMIER, LISIER, TYPES DE DÉBRIS SUR LA DIVERSITÉ DES VERS DE TERRE ET LES POPULATIONS DE LEURS PRÉDATEURS NOCTURNES

Depuis des années je tente de démontrer que les diverses espèces de vers dans nos sols nous rendent des services différents et qu’il faut tenter de comprendre leurs actions différentes de façon plus approfondie afin de pouvoir choisir les pratiques de gestion des sols appropriées. Beaucoup s’arrêtent au slogan « santé des sols » sans chercher à aller plus loin. Le sol vivant est d’une grande complexité et il faut le comprendre si on veut en améliorer la qualité. En Hollande Jeroen Onrust (photo 1) et ses collaborateurs ont étudié, dans 45 champs de foin sur des fermes laitières, des pratiques d’agriculture industrielle, dont des fourrages peu diversifiés, fortement fertilisés, et du fumier liquide sans litière qui rentre facilement dans...

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VERS DE TERRE, ANIMAUX ENVAHISSANTS OU SURABONDANTS? Le défi de la cohabitation

Voici un nouveau livre de Claude Lavoie qui étudie l’effet des espèces exotiques et envahissantes sur la nature et les écosystèmes. Il est biologiste et professeur titulaire à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l’Université Laval. Expert des plantes exotiques envahissantes, il est l’auteur de Pissenlit contre pelouse. Une histoire d’amour, de haine et de tondeuse aux Éditions MultiMondes (2024).  Son nouveau livre, appuyé par une excellente équipe de collaborateurs, porte sur les animaux et comporte un très bon chapitre sur les vers de terre. Les espèces présentes au Québec sont presque toutes d’origine européenne. Elles ont colonisé les milieux occupés par les humains et elles ont un rôle positif en agriculture et en milieux cultivés. Cependant en forêts, où...

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VERS DE TERRE ET FORMES D’HUMUS

Dr Joann Whalen de l’Université McGill est la chercheure qui, avec l’aide de collaborateurs et d’étudiants, a fait le plus d’études sur les vers de terre dans les agroécosystèmes au Québec au XXIe siècle. Il faut savoir que ce domaine de connaissance important est un parent pauvre de la recherche chez nous. Difficile de comprendre pourquoi. Dans une conférence présentée récemment à St-Rémi, Dr Whalen est revenue sur un sujet essentiel qu’elle a beaucoup étudié. La contribution des vers à la nutrition azotée des cultures. Dr Martin Chantigny affirme que 58% en moyenne des besoins en azote des cultures ne proviennent pas des fertilisants (synthétiques ou organiques) de l’année en cours. Ils proviennent pour l’essentiel de la décomposition des matières organiques du sol et de sa litière. Dans son graphique ci-joint, prudente J. Whalen parle d’environ 50%. Les vers jouent un rôle majeur dans ce processus.

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NON LES VERS DE TERRE NE PRODUISENT PAS PLUS DE GAZ À EFFET DE SERRE !

Ainsi va le travail des scientifiques. Les premiers avancent que les vers de terre par leur travail d’accélération pourraient minéraliser plus de carbone que le stabiliser, (Lubbers et al ) présenté la semaine passée. Puis une seconde équipe démontre que NON leur effet est d’augmenter la stabilisation APRÈS avoir augmenté la minéralisation. Et on doit continuer à vivre avec plus de questions que de réponses. En réaction aux travaux de Lubbers, Zhang, Hendrix et al ont rétorqué avec une recherche démontrant que les vers ne minéralisent pas plus de carbone que ne le fait le microbiote du sol en l’absence de vers. Leurs essais ont démontré une minéralisation supérieure par les vers dans un premier temps, mais compensé par une stabilisation...

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PARADOXE DU CARBONE DU SOL? DILEMME DES VERS DE TERRE?

La crise du climat est causée par les actions humaines. Depuis une génération les humains discutent de solutions sans remettre en cause leurs pratiques de consommation abusive. Par exemple le tiers des aliments issus de l’agriculture et des pêcheries sont gaspillés. Pendant ce temps on propose comme solution de retirer du carbone de l’atmosphère pour le séquestrer dans les sols cultivés.En 2005 H.H. Janzen d’Agriculture-Canada a publié Le paradoxe du carbone du sol : doit-on le stocker ou l’utiliser? Doit-on séquestrer du carbone dans les sols, alors que c’est quand il se décompose qu’il nous rend le plus de services biologiques, notamment en nourrissant les êtres vivants des sols et en libérant des nutriments qui lui sont associés. Donc le paradoxe :...

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LES VERS DE TERRE FOURNISSENT DE L’AZOTE AUX CULTURES.

Dr Joann Whalen de l’Université McGill est la chercheure qui, avec l’aide de collaborateurs et d’étudiants, a fait le plus d’études sur les vers de terre dans les agroécosystèmes au Québec au XXIe siècle.Il faut savoir que ce domaine de connaissance important est un parent pauvre de la recherche chez nous. Difficile de comprendre pourquoi.Dans une conférence présentée récemment à St-Rémi, Dr Whalen est revenue sur un sujet essentiel qu’elle a beaucoup étudié. La contribution des vers à la nutrition azotée des cultures.Dr Martin Chantigny affirme que 58% en moyenne des besoins en azote des cultures ne proviennent pas des fertilisants (synthétiques ou organiques) de l’année en cours. Ils proviennent pour l’essentiel de la décomposition des matières organiques du sol...

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TOUS CO-RESPONSABLES DE LA DESTRUCTION DE LA NATURE!ON FAIT QUOI?

Nous, les humains, dépassons fortement les limites planétaires. On nous annonce une sixième extinction, une perte massive d’espèces et de biodiversité.Par nos façons de vivre, de nous alimenter, de surconsommer, nous sommes TOUS responsables des causes principales : la destruction des habitats, la surexploitation des ressources, les changements climatiques, la pollution (…). Si vous ne vous sentez pas responsable, sachez qu’aux USA, les chats tuent annuellement de 8 à 26 milliards de petits animaux, dont possiblement 4 milliards d’oiseaux (les autos 200 millions). Même la mémère aux chats fait sa part.On doit agir! D’abord se questionner, puis s’engager.Le mot biodiversité est devenu un quasi synonyme de nature; mais son importance doit être mieux comprise.Ceux qui cultivent doivent comprendre, puis ajuster...

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UN VER DE TERRE ÇA BRASSE DE LA M….!

UN VER DE TERRE ÇA BRASSE DE LA M….! Mais surtout de la terre, en plus des matières organiques riches en nutriments qu’il a consommées et digérées. La richesse des déjections comparées au sol a été traitée. Voir les archives (www.lesversetlaterre.bio). Une partie des déjections peut être déposée en surface (alors appelées turricules (petites tours) Photo1  (Photo 1 Alföldi FIBL, Photos 2 et 3 auteur inconnu), et une partie dans le sol, selon les espèces ou les conditions rencontrées dans le sol. Photo2 Photo3  Ce brassage, appelé bioturbation, laisse des pores dans le sol et des agrégats de sols relativement stables. En milieu tempéré, avec une bonne population de vers ça peut atteindre 100, 200, même 300 tonnes/hectare par année....

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LE VER DE TERRE, L’ANIMAL LE PLUS IMPORTANT AU MONDE ?? !!

« On peut se demander s’il existe d’autres animaux qui ont joué un rôle aussi important dans l’histoire du monde que ces créatures humblement organisées.» Charles Darwin Dans What on Earth Evolved?, un livre scientifique où il présente les 100 organismes qui ont eu le plus d’impact sur le monde tel qu’on le connait aujourd’hui, Christopher Lloyd place les vers de terre au premier rang et les humains au 6e. Avec le début récent de l’ère évolutive classifiée comme Anthropocène, parce que dominée par les humains, ces animaux restent au centre des changements sur la terre. Quand je vois la proximité entre les vers de terre et l’action des humains dans la nature, je me demande s’ils ne devraient pas...

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VERS DE TERRE, DIVERSITÉ SUFFISANTE? ÉQUILIBRÉE?

Idéalement dans un sol il faut minimalement une espèce anécique ou épi-anécique (respectivement Ap. longa, L. terrestris), une espèce épigée ou épi endogée (par ex. D. octaedra, E. tetraedra, L. festivus, L. castaneus, L. rubellus) et une espèce endogée, Ap. tuberculata, Ap. turgida, A. chlorotica, Ap. rosea étant les plus communes. Pourquoi? Parce que leur comportement est différent, notamment les zones de sol travaillées, et leurs actions sur le sol sont complémentaires. 5 ou 6 espèces sont mieux que 3. On a parlé de les introduire la semaine passée. Mais il faut d’abord les identifier. (Photo 1) Dans l’image par tomographie (Y.Capowiez) on voit, côte-à-côte, le travail de sol (bioturbation) effectué, potentiellement, par 7 espèces de vers de terre présentes sur une ferme. Comme ils vivent dans des...

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BIO-INGÉNIERIE DES VERS DE TERRE À LA FERME ET AU JARDIN?

Comment améliorer l’impact des vers sur vos sols? Pour augmenter l’abondance et l’activité des vers sur un site donné, il faut leur offrir des conditions favorables. Mais pour équilibrer leur biodiversité? Comme les vers vivent dans des îlots et se déplacent de quelques mètres par année, s’ils sont absents à un endroit et qu’on veut profiter de leurs services, on peut les introduire, puis travailler à les augmenter. Une intervention simple, qui peut se faire de façon artisanale. Mais ça reste une intervention de bio-ingénierie, pour modifier la biodiversité. Il est bon de s’assurer qu’on a un assemblage équilibré d’au moins 3 à 5 espèces dans nos champs. Pour ce faire il faut les identifier. (V. 13 septembre et 11...

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BIODIVERSITÉ DES VERS DE TERRE : CLASSE DE MAÎTRES

Dans le cadre de la collaboration entre Dr Jacynthe Masse d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et le CETAB+, pour son projet de bâtir une banque de données sur la génétique des vers de terre, une journée de formation sur la collecte et l’identification des vers de terre a été organisée le 8 octobre. Le matin, des étudiants, la chercheure, des professionnels de recherche de l’Université Laval et d’AAC, ont pu apprendre diverses façons d’observer et de collecter des vers de terre au jardin de Denis La France, où, depuis 4 ans, 15 espèces de vers ont été observées. Denis avait déjà échantillonné des centaines de vers depuis un mois. (Ils sont plus faciles à trouver lorsqu’il pleut et, avec de...

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VERS DE TERRE : COLLABORATION AGRICULTURE CANADA, CETAB+, JOHN W. REYNOLDS.

Dr Jacynthe Masse d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et son assistante Daphné Albert, professionnelle de recherche spécialisée en biologie moléculaire, sont en train de monter, au moyen de techniques de séquençage d’ADN, une banque de données sur la génétique des vers de terre présents au Québec. Denis La France les appuie pour obtenir des spécimens issus des principales espèces présentes ici. Et John Reynolds, taxonomiste de renom, les identifie. Pour démarrer ce projet deux jours de rencontres et de formations ont été organisées. Le 7 octobre un séminaire a eu lieu au Centre de recherche et de développement d’AAC à St-Jean sur Richelieu pour une cinquantaine de membres du personnel, surtout des chercheurs. Denis La France du CETAB+ a expliqué...

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TROUVER DES VERS DE TERRE? MIEUX APRÈS LA PLUIE! ET SOUS DES PLASTIQUES!

Dans mon jardin je détruis des engrais verts vivaces abondants par occultation, en les recouvrant d’un couvre-sol tissé; je protège mes plantes contre les insectes avec des filets anti-insectes; je réchauffe le sol et la culture avec un paillis de polyéthylène thermique et/ou une bâche non-tissée. Tous ces matériaux sont maintenus en place par des sacs (verts) de plasticulture. Sous ces sacs, au dessus du plastique ou du sol, je trouve souvent 10 vers ou plus comme sur la photo 2. On ne débattra pas de la pertinence du plastique qui a de nombreux avantages et inconvénients. Mais les vers adorent la surface du sol sous un plastique, par exemple une balle ronde de foin enrobée. Donc si on cherche...

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VERS DE TERRE, DU PLÉISTOCÈNE À L’ANTROPOCÈNE.

MAIS OÙ EST LE BIEN COMMUN? La fonte des glaciers a marqué le passage de l’époque géologique Pléistocène à l’Holocène. Les biomes se déplacent vers le Nord et les océans remontent de 120 mètres. Bien qu’il y ait des pratiques agricoles plus ancienne, l’émergence importante de l’agriculture se fait à la même époque. Et les actions des humains commencent à peser de plus en plus lourd dans le fonctionnement des écosystèmes planétaires. À tel point que des scientifiques parlent maintenant de l’ère géologique Anthropocène. ‘Anthropos’ pour humain. Certains situent son démarrage à l’époque de la Renaissance et de l’exploration du monde à partir de la péninsule ibérique, au début de l’ère industrielle, à la création de la bombe atomique. Il...

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Pourquoi pas de vers de terre au Nord de l’Amérique?

L’hémisphère Nord a connu une période glaciaire qu’on appelle chez nous la glaciation du Wisconsin. On estime qu’elle a duré d’il y a environ 80 à 100,000 ans à il y a environ 10,000 ans. Adaptés aux milieux terrestres il y a des millions d’années, les vers de terre ont alors disparu, sauf dans une zone en Alaska et au Yukon ainsi qu’une mince zone entre le massif Laurentidien et celui de la Cordillère. Voir images. Au Québec le retrait des glaciers a été suivi de la mer de Champlain et du golfe de Laflamme il y a environ 10,000 ans. Cette période a eu une forte influence sur la constitution des sols des Basses-terres. Voir image. Avec la disparition...

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LES VERS DE TERRE ONT DES COMPORTEMENTS DIFFÉRENTS.

C’est pour ça qu’il faut savoir si on a une biodiversité appropriée sur notre ferme ou dans notre jardin. Si certaines espèces sont absentes, le travail des vers devient incomplet et le fonctionnement du sol peut être affecté négativement. Des chercheurs (Capowiez et al.) tentent de définir une classification fonctionnelle, mais en attendant on peut se replier sur les catégories écologiques définies par Bouché en 1972. Les épigés (ex. Esenia fetida), vivent dans la litière organique en surface avec très peu d’incursions dans le sol. Ils sont plus abondants en sol couverts, peu perturbés, et peu présents en sols exposés au soleil. Les anéciques (ex. Aporrectodea longa) sont essentiels car ils rentrent très profondément et ont des rôles multiples, dont...

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VERS DE TERRE ET SCIENCE CITOYENNE

APPEL À LA PARTICIPATION : IMPLIQUEZ-VOUS ! ENSEMBLE, FAISONS PROGRESSER LES CONNAISSANCES SUR LA BIODIVERSITÉ ! Les vers de terre jouent un rôle indispensable pour la santé des sols des jardins et des agroécosystèmes. Pourtant, ils restent encore peu étudiés chez nous. Nous menons depuis deux ans une campagne d’identification des espèces de vers de terre dans les milieux cultivés. Nous n’en sommes pas à mesurer les populations. Nous savons que plusieurs jardiniers amateurs, tout comme des agriculteurs, seraient curieux de mieux comprendre l’action des espèces présentes dans leur sol. Cependant, par manque de temps, d’information ou de soutien logistique, peu de collectes ont encore été réalisées. Appel à tous Nous lançons un appel à tous ceux et celles qui...

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LE VER DE TERRE, L’ANIMAL LE PLUS IMPORTANT AU MONDE ?? !!

« On peut se demander s’il existe d’autres animaux qui ont joué un rôle aussi important dans l’histoire du monde que ces créatures humblement organisées.» Charles Darwin   Dans What on Earth Evolved?, un livre scientifique où il présente les 100 organismes qui ont eu le plus d’impact sur le monde tel qu’on le connait aujourd’hui, Christopher Lloyd place les vers de terre au premier rang et les humains au 6e. Avec le début récent de l’ère évolutive classifiée comme Anthropocène, parce que dominée par les humains, ces animaux restent au centre des changements sur la terre.     Quand je vois la proximité entre les vers de terre et l’action des humains dans la nature, je me demande s’ils ne devraient...

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OBSERVATOIRE PARTICIPATIF DES VERS DE TERRE

La science participative (ou citoyenne) permet à un public non-professionnel de s’impliquer dans la recherche scientifique. Par exemple, de nombreux agriculteurs et agricultrices réalisent des projets à la ferme avec le CETAB+, souvent avec des répétitions à la station de recherche de l’Institut national d’agriculture biologique, où les moyens et le personnel permettent des suivis plus élaborés. Pour les vers de terre, un bel exemple est l’Observatoire Participatif des Vers de terre à l’Université de Rennes. Vous voyez des images tirées de leur site web que je cite avec permission :  « Ecobiosoil est une plateforme collaborative du laboratoire Ecobio qui propose à la fois des protocoles participatifs d’observation de la biodiversité lombricienne (Observatoire Participatif des Vers de Terre) et qui intervient...

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QUI S’INTÉRESSE AUX VERS DE TERRE?

Des agriculteurs et des agricultrices, des professionnels du secteur, des jardiniers, des amoureux de la nature, des curieux, même parfois un conspirationniste. Nos publications sont vues par 7 000-10 000 personnes, parfois moins, et occasionnellement beaucoup plus. Nos records 26 700 et 33 800 vues. Pourquoi un soudain essor d’intérêt, difficile à dire. Je publie habituellement le samedi matin et je partage dans plus de 40 groupes, dont 3 ou 4 à l’étranger; plusieurs visiteurs les partagent dans leur réseau. Vers de terre Québec a 1400 abonnés. Je suis appuyé par Hélène Beaumont qui, comme moi, en parle dans son enseignement, et donne quelques conférences par année sur le sujet. Vous pouvez consulter nos précédentes publications sur ce blogue. On aimerait vous...

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LE GRAND LOMBRIC BÂTIT DE PETITS TAS DE COMPOST.

Sur la 1e photo, de Joann Whalen (merci), on voit un monticule de 4 cm de haut et 20 cm de large amassé à l’entrée de sa galerie par un Lumbricus terrestris, qui contient des résidus de feuilles et de tiges de maïs, de la terre et des déjections, (et même parfois des petits cailloux). Comme les résidus fibreux sont peu appétents, le ver les laisse décomposer par des microorganismes un certain temps avant de pouvoir les manger; ils sont ramollis et enrichis en azote, donc plus nourrissants; ça ressemble à un petit compost. En anglais on appelle ça « midden » (2e photo, K. Butt, merci); Marcel Bouché dit resserre, Pelosi monticule, moi je préfère amas; Odette Ménard, cabane.  Ces amas font partie de...

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LE VER SENT-IL QUE JE LUI VEUX DU BIEN?

Homme bienveillant, mon père m’a enseigné il y a bien longtemps à aimer les vers de terre; il les nourrissait en cultivant des engrais verts et en enfouissant les déchets organiques au jardin. Quand j’en prend un dans mes mains, soit il se met en mouvement pour s’éloigner, soit il attend placidement la suite. Qu’est-ce qu’il sent? Quand on étudie les vers on découvre certaines formes d’intelligence et de perception assez éloignées des nôtres, mais bien avérées. Depuis Darwin, on étudie leurs façons de percevoir. Ils fuient la lumière, perçoivent les vibrations, pas le bruit. Leurs organismes sont très différents de ceux des humains ou des mammifères. Comme leur système nerveux et leur cerveau sont peu développés, on pense que...

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Autres copeaux, autres vers de terre

Les vers de terre vivent dans des îlots irréguliers. Ils se déplacent de seulement quelques mètres par année. Un grand lombric qui migre peut faire 20 m et même revenir au point de départ si ce qu’il trouve dans son exploration ne convient pas. D’un endroit à l’autre, on ne trouvera pas nécessairement les mêmes espèces. Donc dans un tas de copeaux d’élagage on ne trouvera pas, non plus, les mêmes espèces d’un endroit à un autre. Un ami m’a fait remarquer la présence de vers dans un tas à l’Institut national d’agriculture biologique (INAB) à Victoriaville. Souvent les élagueurs préfèrent vendre leurs copeaux, mais s’ils n’ont pas un client proche, c’est pratique d’avoir un dépôt où vider leur camion....

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Les vers de terre les plus répandus

Les britanniques les nomment « grey worms ». En Europe, on les regroupe dans le complexe Aporrectodea caliginosa. En Amérique, Reynolds les subdivise en A. tuberculata, A. turgida, difficiles à différencier, et A. trapezoides. De taille moyenne, les segments du devant sont divisés en sections de couleurs variées et le reste du corps est peu pigmenté, très pâle, de teinte grisâtre, un peu bleutée. Les spécimens n’ont pas tous la même couleur. Ce sont des endogés qui vivent dans le sol et mangent de la terre et les matières organiques qu’ils y trouvent. Ils sont les plus adaptés aux perturbations des agroécosystèmes avec travail de sol. Ils s’accouplent dans le sol, viennent peu en surface, sauf sous des annexes de sol protectrices. On...

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Paradoxe : Les vers de terre, utiles et néfastes

Malgré une foule de recherches qui démontrent l’utilité de milliers d’espèces de vers de terre connues un peu partout dans le monde, notamment dans les agroécosystèmes, il y a des situations où ils sont nuisibles. Les écosystèmes européens sont adaptés à ces animaux, mais en Amérique, dans les écosystèmes nordiques évolués depuis la fin de la glaciation du Wisconsin il y a environ 8-10 000 ans il n’y avait pas les vers de terre qu’on y trouve aujourd’hui. Ils ont été introduits par les colons européens et font partie d’une trentaine d’espèces pérégrines sur environ 120 qui sont répandues en agriculture dans le monde. On sait qu’ils perturbent les écosystèmes forestiers post-glaciaires en accélérant la décomposition de la litière, et...

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Y a-t-il seulement des vers épigés dans un compost domestique?

J’ai profité du dernier samedi de juin pluvieux pour examiner mon compost domestique. Il est situé à l’entrée du jardin de légumes. Je voulais transférer des vers dans un terreau de feuilles débuté au printemps (avec un ajout de farine de plume azotée) pour le transformer en vermicompost. En français on parle souvent de lombricompost et de lombriculture. Les épigés sont des vers qui vivent dans la litière de surface et rentrent très peu dans le sol. Ils mangent très peu de terre. Dans les composts, on voit beaucoup d’Eisenia fetida qui survit à l’hiver, surtout par ses cocons. Il y a 3 ans, j’ai introduit E. andrei qui lui ressemble beaucoup. Et l’an dernier j’ai introduit, en octobre, E. hortensis; plus gros et...

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Biodiversité et abondance des vers de terre = Structure de sol (presque) parfaite en surface

Les scientifiques décrivent les vers de terre comme les ingénieurs du sol. Avec les racines, les fourmis, etc., ils créent un milieu favorable à la vie de TOUS les organismes vivant dans le sol. On décrit leur travail comme de la bioturbation : ils mangent de la terre, des matières organiques et les déposent ailleurs, y compris en surface du sol, mélangeant les composantes du sol. Ceci aide à créer la structure su sol. Un sol bien structuré est constitué de 50% de solides rassemblés en agrégats, entourés de 50 % d’espaces (nommés pores) partagés entre la terre et l’eau. Voyons dans des photos de mon jardin, de quoi peut avoir l’air la structure à la surface du sol quand...

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