Après avoir passé la fin de mon adolescence à la fin des années 60 à remettre en cause les valeurs reçues dans mon éducation (bien catholique) durant les années 50 et 60, après un voyage qui m’a mené dans une vingtaine de pays, en 1973 j’ai décidé de m’impliquer en agriculture biologique afin de contribuer à améliorer des choses dans le monde.
J’avais passé une partie de mon enfance et de mon adolescence à apprendre à cultiver et vendre des fruits et légumes du jardin de 0,1 ha de mon père qui faisait de la culture biologique sans le savoir, à Cyrville, village des jardiniers d’Ottawa en train de se transformer en banlieue. On y voyait encore des couches chaudes dans les années 60. Je me suis mis à l’étude, j’ai acheté une ferme à Inverness et j’ai fait un retour à la terre puis j’ai décidé d’enseigner l’agriculture biologique en combinant connaissances théoriques et pratiques. C’était l’époque de la revue Mainmise, du retour à la terre et du village Pi.
Après une quinzaine d’années d’apprentissage comme agriculteur et enseignant pigiste, incluant deux ans d’étude et de travail en Europe où le bio était plus avancé, après 10 ans dans le premier éco-village au Québec, Les Plateaux de l'Anse-St-Jean, j’ai été embauché par le Cégep de Victoriaville pour mettre en place un programme de formation pour des agriculteurs. Après une carrière comprenant aussi la mise en place d’une ferme-école pour les étudiants du programme régulier, et l'organisation de conférences et de voyages d'étude mémorables pour agriculteurs et intervenants, j’ai co-fondé le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+) où je continue d’être actif à un rythme modéré.
Souvent des agriculteurs m'ont dit que mes cours les amenaient à changer leur façon de penser.
Les publications représentent mes opinions personnelles et n’engagent personne d’autre que moi.
Les publications porteront sur des sujets que je juge importants : la société et la crise écologique et climatique; l’agriculture; les sols; et les vers de terre, considérés par certains comme les animaux qui ont le plus d’impact sur le fonctionnement de la nature.
D’où le nom : Les vers et la Terre.
Les objectifs sont de susciter une réflexion qui amènera des gens à agir différemment, et de vulgariser des informations qui favoriseront le développement des connaissances. Depuis quelques années j'ai augmenté mes lectures scientifiques et mes réflexions personnelles, autant en faire profiter d'autres personnes.
Vous pouvez réagir et commenter en respectant les règles élémentaires du civisme.
Denis La France Expert et enseignant en agriculture biologique