Date de publication originale : 20 mai 2023

Dans l’amas de matières organiques créé à l’entrée du trou des grands lombrics on trouve souvent des déjections (voir photo) ce qui favorise une plus grande humidité et une vie plus abondante, même si dans la photo la surface est plutôt sèche. Souvent les juvéniles moins capables de creuser s’y installent pour une première partie de leur vie, protégés des ennemis. On y trouve aussi des vers d’autres espèces. Le milieu est riche en microbe mais aussi en micro et méso-faune. 

Dans la photo un peu floue prise sur un sentier de randonnée dans un sol limoneux à 100 m du fleuve St-Laurent à Batiscan, on voit un enchytréide à proximité de l’entrée de la galerie. Ce sont des fouisseurs qui ont des ressemblances avec les vers ; ils consomment des matières organiques et de la terre et produisent des boulettes fécales. Les plus gros ont la dimension d’un ver de terre juvénile. 

Leurs galeries sont donc beaucoup plus fines que celles des vers, qu’ils utilisent par ailleurs à l’occasion. Comme les vers, leur digestion est peu efficace ce qui fait qu’il y a abondance de matières nutritives dans les déjections, disponibles pour un grand nombre d’espèces vivant dans le sol.

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