LE JARDIN À SON PLUS BEAU. MERCI LES VERS DE TERRE
Fin juillet le jardin est à son apogée et les récoltes s’intensifient. Chez moi tout part du sol : Un compost de fumier de bovins de qualité, un peu de lombricompost, de farine de luzerne, de cendre de bois. De la chaux au besoin. J’ai apporté pendant des années 1t/ha de bentonite par an. Un engrais vert presque partout tous les ans. J’en sème jusqu’à la mi-octobre. Un travail manuel modéré, des tapis dans les allées. Très peu d’arrosage, pour aider les semis à lever ou les transplants à démarrer. Un sol excellent, bien structuré, vivant, riche en activités biologiques.

Au coeur de ma stratégie une forte population de plus d’une dizaine d’espèces de vers de terre bien nourris. Ils sont comme des intendants qui se chargent de rendre le sol propice aux cultures. En général j’ai un sol pas mal suppressif aux maladies et dans l’ensemble les plants sont assez résistants aux insectes et aux maladies.

Il y a toujours des petits problèmes, surtout quand les plants vieillissent. À mon âge on comprend ça vite. Des limaces qui sont sorties du fossé voisin dès la première année. 3-4 filets pour les problèmes récurrents. Et dans un jardin depuis plus de 35 ans au même endroit, il y a des choses bien installées comme la brûlure hâtive de la tomate. Mais dans l’ensemble une bonne récolte bon an mal an.
Merci aux vers, ces assistants qu’on voit si peu si on ne s’y intéresse pas.
Denis la France, enseignant et expert en agriculture biologique
CETAB+, Cégep de Victoriaville