La neige a fondu en grande partie les 14-16 mars 2025.
Les premiers vers pris dans ma main le 16 mars ne bougeaient pas. Puis après un peu de temps, en contact avec la chaleur, ils se sont mis à bouger. 


Le 16, il y avait pas mal d’eau dans les allées et un petit fossé en bordure des planches permanentes de mon jardin travaillé à la main, dont la surface est environ 5-7 cm plus haute que les allées en ce moment. La nappe était très élevée et beaucoup de vers étaient en surface et sous des annexes, divers objets en surface, couvre-sols tissés permettant de détruire des engrais verts vivaces par occultation (couper la lumière) et sacs de plasticulture pour stabiliser les couvre-sols. Des tapis de toiles de papetières couvrent les allées. 


Après 3 jours, l’eau avait pénétré dans le sol et la majorité des vers aussi. On en voyait beaucoup moins sous les tapis et les annexes. Je pense qu’ils étaient en surface parce qu’Ils préfèrent ça au sol gorgé d’eau, même si des vers ça peut vivre dans l’eau s’il y a assez d’oxygène.

Est-ce qu’ils prévoient instinctivement le retour du froid et qu’ils descendent pour se protéger en absence de neige?

Souvent des vers, même d’espèces différentes, se touchent au repos. 

On voit beaucoup de trous en surface à la fonte de la neige ; ils ont été utilisés en hiver sous la neige. Des trous pas très gros donc pas de grands lombrics. 

Comme à toutes les quelques années, une taupe s’est installée et a mangé pas mal de vers. À suivre.

En moins de 2 heures, j’ai ramassé un échantillon de 200 vers à envoyer à John Reynolds pour voir si dans mon échantillon de 2022 je n’aurais pas manqué une ou deux espèces.

Denis la France
Enseignant et expert en agriculture biologique, CETAB+ 

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