Date de publication originale : 30 mars 2024 

Dans un petit jardin, les distances entre les parcelles sont réduites et insectes et maladies trouvent plus facilement leurs proies l’année suivante. Lors des récoltes, on met souvent les résidus aériens au compost, par prévention. Dans la photo de l’ail, on voit des résidus d’engrais verts tardifs semés au moment de la plantation en septembre, certains en monticule sur l’entrée d’une galerie de grand lombric. Je sème des engrais verts pour couvrir les sols et développer des racines jusqu’à la mi-octobre. Dans la photo 4 on voit quelques semences non-germées d’avoine semée à la volée, incorporée grossièrement, qui sont restées en surface. Les feuilles ont déjà presque disparu; on en voit amassées avec d’autres débris à l’entrée de galeries de grands lombrics. Lorsque le sol est dégelé, les vers mangent les couvre-sol en hiver.

Pour les récoltes plus tardives, le sol reste nu. Les éléments ont alors tendance à déstructurer la surface du sol. Mais si vous regardez soigneusement, vous voyez des biopores petits et moyens qui sont visibles en surface dans ces photos prises hier, le 29 mars 2024. Les plus grosses cavités sont probablement ouvertes par des grands lombrics, mais l’absence de résidus en surface (photos 2 et 3) les empêche de les amasser pour couvrir leurs trous. Les biopores plus petits sont soit ceux de vers juvéniles ou d’espèces de petites dimensions. On observe très peu de turricules (déjections). On sait que les déjections fraiches sont instables et facilement dissoutes par la pluie ou dégradées par le gel-dégel.

Lors de mes dernières observations le 16 mars, j’ai vu de la faune de 10 espèces différentes et certains de ces petits animaux peuvent aussi créer des biopores même s’ils préfèrent souvent utiliser ceux créés par les vers de terre. Donc un sol vivant respire et absorbe l’eau en hiver même si les conditions ne sont pas optimales (plantes vivantes en couverture et résidus en surface.) Et ne pas oublier que ces dernières conditions considérées comme « optimales » peuvent aussi être très appréciées par des animaux comme les limaces.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publications similaires

Racines et vers de terre

Date de publication originale : 1 juillet 2023 Découverte de l’approfondissement des sols La conception de l’approfondissement du sol en combinant racines profondes et vers de terre, je l’ai découverte

Les vers de terre augmentent les rendements de céréales et de légumineuses dans le monde

Date de publication originale : 10 décembre 2023 Des chercheurs de l’Université du Colorado ont utilisé diverses bases de données et études et compilé l’impact des vers de terre sur

Classification fonctionnelle – partie 2

Date de publication originale : 25 novembre 2023 Poursuivons la comparaison des comportements de bioturbation (et d’alimentation) des 50 espèces étudiées par Capowiez et ses collègues, présentée dans les deux