Après le retrait des glaciers, il n’y avait plus de vers de terre au Québec. Et comme ils ne laissent pas de fossiles, impossible de retracer la situation avant la glaciation du Wisconsin.
Les vers sont arrivés avec les colons, et les espèces qu’on retrouve chez nous sont dites pérégrines, c’est-à-dire qu’elles ont suivi les colonisateurs-agriculteurs partout dans le monde, de l’Argentine à l’Australie. Celles qu’on retrouve chez nous sont, pour l’essentiel, des espèces présentes dans le Nord de la France et en Grande-Bretagne.
Dans nos forêts qui ont évolué depuis environ 10000 ans après la disparition des glaciers, les vers de terre sont considérés comme des espèces exotiques envahissantes. Dans notre agriculture, largement influencée par les modèles européens, ces animaux sont principalement appréciés pour leur utilité.
Voir les cartes qui identifient la distribution du grand lombric (L. terrestris), l’espèce la plus largement répandue en Europe, et la répartition moyenne du nombre d’espèces identifiées à date dans le territoire européen.
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