Une dame m’a posé cette question quand je vous ai encouragés à effectuer, avec vos enfants, des prélèvements pour identification la semaine passée.
La réponse :
Parce qu'identifier les espèces présentes permet après ça d'ajuster notre travail de culture pour équilibrer leur milieu de vie, favoriser leur développement équilibré. Et les vers sont des espèces exotiques au Québec, des espèces pérégrines qui suivent l'établissement de l'agriculture dans le monde. Avant l'arrivée des européens, il n'y en avait pas. Donc ici, elles ont été introduites et ne sont pas dans leur milieu naturel. Mais en agriculture, elles rendent de grands services alors qu'en forêt leur effet peut être perturbateur. Paradoxal comme situation.
Et 100-200 vers, c'est minime. Un échantillon. On en trouve souvent jusqu’à 400 au mètre carré. Sur la planète, dans les zones cultivées, ils peuvent constituer 60% de la biomasse animale, humains compris. En France, Marcel Bouché estimait leur consommation d'énergie égale à celle des humains. Les espèces présentes chez nous sont en relations étroites avec les humains, dépendantes de leurs interventions. Donc c’est important pour nous de s'y intéresser.
Encore de la pluie en fin de semaine, une autre occasion d’échantillonner. Allez creuser ici et là, fouiller sous les annexes et suivez les instructions de la publication précédente : Les enfants, allez ramasser des vers!
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